Un gars de 13 ans gagne un casino en ligne


L’attraction des lumières clignotantes et la possibilité de gagner de l’argent peuvent être parfois irrésistibles pour certains enfants, et peuvent aussi être le début d’une habitude de jeu qui dure toute la vie. Ce fut en effet le cas pour le petit Charles, qui était très jeune à l’époque de ses débuts aux jeux.

Charles est ce joueur qui a perdu 550 000 euros dans l’emprise d’une dépendance au jeu qui a duré plus de vingt ans et qui vous raconte aujourd’hui son histoire dans les lignes ci-dessous…

Quand j’étais enfant, les lumières clignotantes des arcades du bord de mer m’intriguaient. En regardant en arrière, je peux m’apercevoir que mon intérêt pour le jeu est assez profondément enraciné. Mon père ne me laissait pas jouer aux machines d’arcade ; je le regardais simplement s’amuser. De là, j’ai progressé à quelques paris sur le baby-foot dans la salle commune de l’école quand j’avais environ 13 ans. Nous avions juste l’habitude de parier de petites sommes ? Je ne pense pas que les enseignants avaient la moindre idée de ce qui se passait en fait, après du recul.

Sur le chemin du retour de l’école, Charles avait l’habitude de passer devant le bookmaker, et il n’a pas tardé à enlever sa cravate d’école et à se mettre à parier sur les chevaux.

Je n’avais probablement qu’une quinzaine d’années à l’époque, et je pense que le personnel a fermé les yeux sur mon âge pour être honnête.

À ce stade, j’avais un emploi à temps partiel assez lucratif, et je n’ai pas tardé à dépenser tous mes gains dans les bookmakers. Mon jeu commençait à devenir une dépendance. Tout ce qui m’intéressait, c’était de gagner de l’argent. Je venais d’une famille assez nombreuse et ma mère était occupée à travailler, alors elle n’a pas vraiment remarqué ce qui m’arrivait.

A 16 ans, j’ai quitté l’école pour aller travailler. Dès que je recevais mon salaire un vendredi, je perdais tout le lot sur les machines à fruits. Une fois que j’étais assez vieux pour aller dans les pubs, mon jeu a commencé à s’intensifier, car j’ai commencé à utiliser les machines à café. Perdre tout cet argent me mettait de plus en plus en colère, même si personne ne le savait, car je gardais tous ces secrets avec moi, afin de protéger ma famille et mes amis.

J’ai commencé à réaliser que mon jeu était un problème, mais je ne savais pas vraiment quoi faire. Des amis ont commencé à me tirer d’affaire. Je n’avais même pas assez d’argent pour payer mes parents pour mon entretien. En même temps, j’ai continué à jouer tout mon salaire.

A l’âge de 17 ans, j’ai réussi à entrer dans un casino avec le permis de conduire de quelqu’un d’autre et c’était le début d’un nouveau modèle pour moi. Les soirées dehors en commençant par le pub, puis un club, puis le casino. Je jouais à des machines avec des jackpots beaucoup plus gros, ainsi qu’à la roulette et aux jeux de Blackjack. Je m’excusais même auprès de mon employeur, je téléphonais aux malades et j’allais au casino au lieu d’aller travailler. Pour moi, c’est toujours l’idée de gagner de grosses sommes d’argent qui était si attrayante. Mais vous perdez toujours beaucoup plus que vous ne gagnez jamais.

Charles est clairement un homme d’affaires et un entrepreneur talentueux. Ses revenus ont toujours été élevés et il a mis sur pied des entreprises prospères au fil des ans. Mais il a l’impression que sa dépendance au jeu a pratiquement ruiné sa vie. Il a failli perdre sa maison, son gagne-pain et sa vie.

En effet, la dépendance au jeu m’a enlevé une grande partie de ma vie. J’ai appris tant de leçons, mais cela a été incroyablement traumatisant. Quand je pense à tout ce que j’aurais pu avoir avec l’argent que j’ai gagné !  Mais au lieu de cela, il a été gaspillé par le jeu. J’ai maintenant ma propre propriété, mais elle n’a rien à voir avec celle que j’aurais eue si je n’avais pas été accro au jeu.

Le jeu est définitivement une dépendance. Il vous change mentalement et physiquement et fait ressortir ce qu’il y a de pire en vous. La plupart de mes amis ne savent rien de ce côté de ma vie, d’ailleurs ils ne le croiraient pas s’ils le savaient. J’ai fini par vivre dans le mensonge et je suis devenu dangereusement proche de me suicider. J’ai fait tant d’erreurs et le mal que je me suis fait est incommensurable.